Cameroun : La malnutrition fait des ravages dans le Nord

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 Par Afraiqueconscience

D’après l’AFP, qui cite l’Unicef, la malnutrition fait des ravages au Cameroun puisque chaque année, près de 45.000 enfants succombent de mauvaise nutrition. Les dégâts sont particulièrement ravageurs dans le Nord du pays, notamment à Kousseri.

En effet, rien qu’en Juillet, 6 enfants hospitalisés pour malnutrition seraient décédés dans la localité de l’Extrême-Nord ; la région souffre d’une campagne agricole désastreuse qui a affecté plusieurs pays du Sahel, notamment le Tchad – dont Kousseri est la frontière commune avec le Cameroun –, et le Mali.

D’après Flaubert Danbe, responsable nutrition à la délégation régionale à la Santé, le manque de soin et le manque d’information pour les mamans sont les causes essentielles de la malnutrition infantile au Nord du pays : « Beaucoup de parents (du nord) confient leurs enfants aux grands-parents qui ne parviennent pas à les nourrir comme il se doit ».
Par exemple, beaucoup de mères optent pour du lait artificiel ou à la bouillie très tôt pour leurs nourrissons, le lait maternel ne coulant plus ou pas assez. D’après un responsable du ministère de la Santé qui aurait requis l’anonymat, de tels problèmes sont assez méconnus du gouvernement qui est parfois surpris face à des photos de bébés mal nourris provenant bel et bien du Cameroun.

De plus, le programme de prise en charge du Ministère de la Santé en partenariat avec le ministère ne serait selon de nombreuses sources pas approprié : les aliments fournis par l’Unicef à la région sont très souvent périmés à leur arrivée.

14 septembre, 2010 à 11:32 | Commentaires (0) | Permalien


Un Français interpellé pour 55 fausses paternités

Par Afriqueconscience

D’après une information relayée par http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/2010-09/interpelle-apres-55-fausses-declarations-de-paternite-6061664.html LCI, un homme âgé de 54 ans a été interpellé à Paris pour plus de 50 fausses paternités.

Ce Français d’origine sénégalaise a reconnu lors de sa garde à vue avoir monnayé sa « paternité » sur plusieurs dizaines d’enfants africains, avec comme contrepartie pour lui 150 à 200 euros par reconnaissance, et pour les mères, la nationalité pour l’enfant et un titre de séjour à la clé.

Alertés fin Décembre dernier sur cinq reconnaissances suspectes, les enquêteurs ont perquisitionné le domicile de l’individu et trouvé des documents attestant de la domiciliation de plus de cinquante personnes à la même adresse. Il a confessé contacter les mères sur la voie publique, dans les discothèques ou directement en Afrique.
Plus de quarante mères ont pour l’instant été identifiées : âgées de 25 à 50 ans et essentiellement originaires du Cameroun ; 17 ont été entendues, et ont à la quasi unanimité nié avoir versé de l’argent, affirmant que le prévenu était bien le père biologique de l’enfant. Poursuivies pour « obtention indue de documents administratifs et complicité de déclaration frauduleuse de paternité », certaines des femmes ont avoué toucher plus de 7000 euros mensuels d’allocations et aides diverses : on parle d’un préjudice annuel d’un million d’euros du côté de la police.

Le « père » des enfants est pour sa part poursuivi pour « déclaration frauduleuse de paternité, aide au séjour et complicité d’obtention indue de documents administratifs ».
 

10 septembre, 2010 à 19:03 | Commentaires (0) | Permalien


Côte d’Ivoire: des élections «dans les trois mois», promis !

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Par Thomas Hofnung

On dit quoi? Promis, juré: cette fois, on y va aux élections en Côte d’Ivoire. Et dans “les trois mois” qui plus est! C’est le message que le porte-parole de Laurent Gbagbo, Gervais Coulibaly, est venu délivrer à Paris ces jours-ci.

Après le coup de théâtre du 12 février dernier, lorsque le chef de l’Etat avait dissous la Commission électorale, accusée de fraude, et le gouvernement, une tournée d’explications s’imposait. Notamment à Paris: il y a quelques jours, en déplacement au Rwanda, Nicolas Sarkozy avait publiquement stigmatisé l’absence d’élection en Côte d’Ivoire depuis la fin du mandat de Laurent Gbagbo, il y a près de cinq ans…

Selon Gervais Coulibaly, donc, l’annonce de la tenue du scrutin tant attendu par la nouvelle Commission électorale, récemment installée, serait imminente. Déjouant les pronostics les plus sombres, qui tablent sur une élection à l’automne, il soutient que l’examen des contentieux sur la liste électorale n’est affaire que de quelques semaines. De même que la “réunification” du pays, posée comme préalable par le camp présidentiel. Autrement dit: le désarmement des combattants, au Nord (les ex-rebelles) comme au Sud (les milices pro-Gbagbo). De quoi, toutefois, nourrir légitimement quelques doutes: cela ne fait guère que six ans que ce fameux désarmement doit être mis en œuvre en Côte d’Ivoire…

Sans surprise, Gervais Coulibaly n’a, en revanche, aucun doute sur l’identité du futur vainqueur: “On se trompe quand on fait une lecture ethnique de la carte électorale en Côte d’Ivoire, les lignes ont bougé, dit-il à Libération. Les jeunes, qui n’ont pas connu Félix Houphouët-Boigny, représentent 60% de l’électorat.” Et il ajoute: “Prenons mon cas personnel: je suis originaire du Nord, de parents Senoufo. Pour mon fils de 18 ans, né à Abidjan, cela ne veut rien dire. Abidjan est son village.”

Selon son porte-parole, Laurent Gbagbo va faire campagne sur le thème de la paix et de la stabilité. Cinq ans sans élection, cela peut effectivement passer pour une forme de stabilité. Peu orthodoxe, disons.

8 septembre, 2010 à 11:30 | Commentaires (0) | Permalien


Le président gabonais Ali Bongo rend hommage à son père et appelle à l’unité du pays

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Par AFP le 06/09/2010 – AFP Dans un discours télévisé à la nation le 8 juin 2010 à l’occasion du premier anniversaire de la mort de son père Omar. Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a mis en garde contre les divisions dans le pays et a demandé à l’opposition de travailler « à l’unité nationale ». Pour l’anniversaire de la mort d’Omar Bongo de nombreuses manifestations ont eu lieu le 8 juin au Gabon. Bien que la journée n’ait pas été décrétée fériée, une minute de silence a notamment été programmée sur tout le territoire. La journée a commencé par des actions tristes : dépôt d’une gerbe de fleurs à Franceville, où repose Omar Bongo, minute de silence dans tout le pays à 13h50, l’heure à laquelle le doyen des chefs d’Etat africains a tiré sa révérence. A vingt heures, Ali Bongo Ondimba s’est adressé à la nation : « Mes chers compatriotes, vous comme moi, savions qu’en Afrique on ne juge pas les morts. On les pleure, que dis-je, on les célèbre ». En début de soirée, la famille présidentielle a sorti les grands moyens pour un spectacle inoubliable et un film portrait de Bongo a clos la soirée. Le film a rappelé bien des souvenirs comme en témoigne des spectatrices : « C’est magnifique. On a revu le passé de notre président !» , «j’ai pleuré. Mes larmes ont coulé en voyant le chef de l’Etat comme cela ». Le président Omar Bongo est décédé le 8 juin 2009 après 41 ans au pouvoir.

7 septembre, 2010 à 18:09 | Commentaires (0) | Permalien


Guinée : la France salue l’engagement des deux candidats à réaliserune élection apaisée

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a salué samedi soir l’engagement des candiats à la présidentielle guinéenne, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, à faire du second tour de l’élection présidentielle, prévu le 19 septembre, un scrutin apaisé.

Selon une déclaration de M. Kouchner, il félicite MM. Diallo et Condé pour les sens des responsabilités dont ils font preuve.

Les deux candidats guinéens à la présidentielle, qui avaient rencontré le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur dans la crise guinéenne, vendredi à Ouagadougou, ont signé un protocole d’entente dans lequel ils ont promis d’accepter le verdict des urnes après la proclamation définitive des résultats et de ne faire aucune réclamation que conformément aux moyens légaux.

Le ministre français a salué les efforts incessant du président burkinabé Compaoré. Il a également fait l’éloge de “la détermination du président de la transition guinéen, Sekouba Konaté, à mener sa tâtche à son terme”.

“Le peuple guinéen a une occasion historique devant lui. La France est à ses côtés, et continuera à apporter son plein soutien au processus en cours”, a souligné M. Kouchner.

Source: xinhua

7 septembre, 2010 à 11:40 | Commentaires (0) | Permalien


Cameroun : La construction de l’immeuble effondré à Nkolndongo n’aurait pas respecté les prescriptions légales

Par Evelyne Ngouankeu/Bonaberi 

 

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Dans un communiqué rendu public hier 4 mars 2010, Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, fait une mise au point en rapport avec l’immeuble qui s’est écroulé au quartier Nkolndongo à Yaoundé, dans la nuit du 26 février dernier. « En 2008, les équipes de contrôle du permis de bâtir ont apposé la croix de Saint André sur l’immeuble aujourd’hui effondré et dont le promoteur est Me Tang Emmanuel, pour défaut de permis de bâtir. A la suite de quoi, Me Tang Emmanuel est venu déposer un dossier de demande de permis de bâtir en régularisation. Le 16 avril 2009, le permis a été accordé à l’intéressé à condition que l’immeuble soit de R+4 et que la toiture ait deux pans tel que l’avait présenté l’architecte. Sur le terrain, on s’est retrouvé avec un bâtiment de R+5, avec une partie de la toiture en terrasse », explique Tsimi Evouna dans le communiqué.

Pour ce qui est du suivi des travaux de construction, le communiqué ajoute qu’« au plan réglementaire, la surveillance du chantier doit être assurée par l’architecte auteur des études architecturales ». On se rappelle que dans la nuit du 26 février 2010, un immeuble de cinq niveaux en voie de finition s’est écroulé au lieu dit « commissariat Nkolndongo » à Yaoundé. Vers 5h, le lendemain matin, les populations ont extirpé les premiers corps sous les décombres. Vers 9h , les sapeurs pompiers sont arrivés à leur tour pour poursuivre les recherches. Le 27 février, quatre morts ont été trouvés et conduits à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé. Il s’agit de « Tonton » Fende, Judith Akamba et Marie Noëlle Betebe. Ces trois victimes étaient toutes membres de la famille de Cyprien Enyégué, l’un des responsables du chantier de construction. Elles habitaient la maison voisine sur laquelle l’immeuble s’est effondré. Le quatrième corps est celui du gardien de l’immeuble. Trois blessés ont également été retrouvé à savoir Felix Tche, Victoire Onana Ngwe et Ambomo.

Pour ce qui est de la non-conformité entre les instructions mentionnées sur le permis de bâtir et la réalité de terrain, Dany Yoho alias Dany Scorpio, le chef du chantier de construction explique, dans une interview accordée au quotidien Le Jour, que « le permis de construire parle d’un bâtiment à sous-sol, rez-de-chaussée plus quatre étages. Or le sous-sol n’a pas été utilisé, le rez-de-chaussée n’avait pas sa charge en mur, il n’y avait que les poutres et nous avions effectivement quatre étapes de structure ». Parlant des normes de construction de l’immeuble, il ajoute « le matériau utilisé sur le chantier répondait aux normes. Nous utilisions du fer importé. Le ciment était celui produit au Cameroun. Les poteaux qui soutenaient l’immeuble avaient un diamètre de 33 X 2 (64). Mon avis sur ce qui s’est passé est que cet immeuble a souffert d’une rupture brusque dans sa structure. Le choc que l’immeuble a reçu correspond à la manière dont il est tombé. Qu’un immeuble s’asseye sur lui-même en quelques secondes après un craquement ou une explosion, selon certains témoins, ne peut qu’être un acte de sabotage. La manière dont cet immeuble s’est effondré se produit quand il y a dynamitage ».

L’enquête se poursuit au niveau du commissariat de Nkolndongo.

6 mars, 2010 à 13:38 | Commentaires (1) | Permalien


Cameroun – Tiko : une commission mixte pour évaluer les dégâts de l’incendie

A l’heure actuelle, on estime que 800 boutiques sont détruites et les pertes se chiffrent en milliards de francs Cfa.

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Une commission mixte d’évaluation des pertes occasionnées par l’incendie du marché de Tiko est à pied d’œuvre sur les lieux. Dans le même temps, l’opération d’identification des victimes continue. Une enquête est également ouverte pour établir les responsabilités des uns et des autres et déterminer la provenance du feu.

A l’heure actuelle, on estime que les pertes se chiffrent en milliards de francs Cfa et près de 800 boutiques ont été réduites en cendres dans l’incendie qui s’est déclenché au soir du 2 mars 2010.

En attendant les résultats officiels de l’enquête, l’on parle déjà d’installations électriques non-conformes, avec des fils dénudés et des branchements hasardeux. En plus de l’absence du corps des sapeurs pompiers dans la région du Sud-Ouest, l’ampleur des dégâts serait dû aux constructions anarchiques.
En attendant les résultats officiels de l’enquête, l’on parle déjà d’installations électriques non-conformes, avec des fils dénudés et des branchements hasardeux. En plus de l’absence du corps des sapeurs pompiers dans la région du Sud-Ouest, l’ampleur des dégâts serait dû aux constructions anarchiques.

Les boutiques du marché étaient construites en désordre et en matériaux provisoires de récupération. Avant l’incendie du marché de Tiko, ceux de Mokolo à Yaoundé, de Douala, de Limbé et de Kumba ont connu le même sort.
Le marché de Tiko étaient un marché sous régional avec notamment des échanges économiques avec le Nigéria. Cette ville située dans le département du Fako est désormais sans marché et les habitants se ravitaillent dans les marchés de Buéa, Mutenguéné ou Limbé.

L’activité principale dans cette ville est la culture de l’hévéa et la récolte de caoutchouc brut. Dès l’effectivité de la décentralisation, les communes ne disposant pas de corps de lutte contre les flammes pourraient s’en doter.
 

5 mars, 2010 à 20:43 | Commentaires (0) | Permalien


Cameroun : Dans l’univers des restaurants Sénégalais « Dakéré »

Ces restaurants sénégalais aiguisent les appétits des travailleurs à partir de midi dans les quatre coins de la ville de Douala.

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Restaurant sénégalais La Terranga au quartier Akwa à Douala, il est 12 heures. Dans la salle, les chaises sont toutes occupées. Des bruits de plats et de cuillères sont incessants en ce début d’après-midi. Les premiers clients déjà servis et dégustent avec appétit. Une jeune fille d’un teint clair déambule dans toute la salle. Elle, c’est Aïcha, la serveuse de la Terranga. Toutes les secondes, elle est sollicitée par les clients : « Aïcha par ici, Aïcha par là ». La jeune fille n’en peut plus. Elle s’échappe parfois pour prendre un verre d’eau avant de reprendre le travail. Au comptoir, elle se bat avec la commande des clients et les comptes du patron.

Depuis plusieurs années déjà, les restaurants sénégalais (communément appelé « Dakéré ») comme la Terranga font le bonheur des travailleurs et habitants de ce coin. La « bouffe » est prête ici autour de midi. Le menu généralement accroché à l’entrée du restaurant est le même tous les jours : riz sénégalais, riz Yassa, rognon, bifteck, spaghettis sautés avec de la viande, lait caillé, poisson et poulet braisé, riz agrémenté de sauce arachide et viandes archée. Les prix des plats oscillent entre 500 et 2000 francs Cfa. Le client a également la possibilité d’emporter son plat. Toutefois, il doit ajouter une somme de 100 à 200 francs Cfa sur la facture ordinaire, représentant le prix du plat en plastique.

Comme rafraîchissants, ces restaurants offrent entre autres des jus d’oseilles, des gingembre et de la bière de maïs (le bil bil). Annette Kayo est commerciale dans une entreprise d’assurance. Elle explique qu’elle ne passe pas une semaine sans se régaler au moins deux fois dans ce restaurant. Dans plusieurs entreprises, c’est d’ailleurs devenu un rituel tous les après midi. Quelques responsables de ces restaurants sénégalais ont d’ailleurs mis sur pied des livraisons à domicile compte tenu de la demande.

Youssouf, gérant d’un restaurant sénégalais, explique que pour un bon restaurant il faut employer en moyenne une dizaine de personnes. En général, dans ces restaurants, la préparation et la cuisson des plats est réservée aux ressortissants sénégalais. Quelques gérants de ces restaurants recrutent des filles de nationalité camerounaise pour assurer le service. Quant à la caisse, les patrons assurent en général eux même la gestion.

Quelques ressortissants du Mali et de la Guinée se sont déjà spécialisés dans ce type de restaurants. Installés dans des quartiers résidentiels comme Akwa et Bonanjo, les marchés, les alentours de l’université de Douala, les restaurants sénégalais se sont fait au fil du temps un nom et une réputation. « J’adore les restaurants sénégalais. La cuisson des plats y est très spéciale et appétissante. », apprécie Adeline Tsafack, à la sortie du restaurant sénégalais de l’université de Douala. Elle confie que depuis son arrivée à l’université, c’est dans ce restaurant qu’elle s’approvisionne au quotidien.
 

5 mars, 2010 à 20:31 | Commentaires (0) | Permalien


Cameroun : Cavayé Yéguié Djibril de nouveau président de l’Assemblée

Seul candidat au poste de président de l’Assemblée nationale, il a été réélu ce 4 mars 2010 au cours d’une session plénière. Il occupe ce poste depuis 1992.

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Cavaye Yéguié Djibril vient d’être réélu au poste de président de l’Assemblée nationale, poste qu’il occupe depuis 1992. Seul candidat au poste de président, le député du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) n’a pas eu du mal à se faire réélire.

Durant la cérémonie, les regards sont braqués vers Adama Modi, lui aussi député Rdpc, mais qui est l’un des rares à s’être opposé aux choix de son parti politique. L’année dernière, il a tenté de s’opposer à la candidature de Cavaye Yéguié Djibril. Cette année, il a abondamment applaudi cette réélection.
Dès la matinée du 4 mars 2010, un communiqué publié dans les médias annonçait que les députés étaient convoqués à l’Assemblée nationale à 16h. Le 3 Mars déjà, les observateurs avertis avaient compris que l’élection du bureau de l’Assemblée nationale pourrait lieu le même jour. En effet, le principal indicateur de cette élection est la convocation du groupe parlementaire du Rdpc.

Ledit groupe parlementaire a été convoqué le 4 mars à 14h au palais des Congrès de Yaoundé, généralement au cours duquel rassemblement que la consigne de vote est donnée. Né en 1940 à Mada dans l’Extrême-Nord, Cavaye Yéguié Djibril intègre l’Assemblée nationale en avril 1970. En 1983, il est élu au poste de deuxième vice-président de l’Assemblée nationale et devient président en 1992.
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La session parlementaire de ce jour a été présidée pour la première fois par un député de l’opposition à savoir Peter Cho’o Fonso, du Social democratic front (sdf), le principal parti d’opposition du Cameroun. Il l’a fait en tant que doyen d’âge, en vertu des articles neuf et dix du règlement intérieur de l’auguste chambre.

Député Sdf du département de la Momo dans la région du Nord-Ouest, Peter Cho’o Fonso siège à l’Assemblée nationale depuis 1997. Il a été tour à tour occupé les postes de membre de la commission des Affaires étrangères lors de son premier mandat, membre de la commission de l’Education et des Affaires sociales au cours du second mandat puis à nouveau membre de la commission des Affaires étrangères depuis le début de l’actuelle législature.

Il est né le 15 novembre 1937 à Kobe, dans la région du Nord-Ouest. Marié et père de quatre enfants, il a d’abord été enseignant d’écoles primaires dans le Bui. Il obtient ensuite une bourse du gouvernement fédéral en 1963 pour des études en Angleterre. Au terme de ses études à l’université de Lampetar et de Londres, il décroche un diplôme d’études supérieures en sciences de l’éducation.

Il rentre au Cameroun en 1968 et après plusieurs hautes fonctions occupées dans la fonction publique camerounaise, il est affecté à l’ambassade du Cameroun en Angleterre comme conseiller culturel, jusqu’en 1987. Trois ans plus tard, il est admis à faire valoir ses droits à la retraite et entame une carrière politique en adhérant au Sdf.

5 mars, 2010 à 16:43 | Commentaires (0) | Permalien


Cameroun – Douala : ces poteaux électriques qui font peur

Plusieurs poteaux défectueux côtoient d’un peu trop près des habitations avec les risques d’accident et d’incendie que ça engendre

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La jeune Agnès revient de loin. Elle a été violemment percutée par un poteau électrique au quartier New-Bell à Douala le week-end dernier. Couchée sur un lit d’hôpital elle raconte : « Je ne m’entendais même pas. J’ai juste entendu le cri d’une amie, ensuite j’ai vu comment le poteau tombait ; en prenant la fuite, le poteau m’est tombé dessus ».

Aujourd’hui, la jeune fille souffre d’une fracture du genou. Cet accident, les habitants du quartier New-Bell l’avaient prédit. Depuis plusieurs mois, une violente tornade avait fragilisé le poteau électrique responsable de l’accident d’Agnès.

Les poteaux électriques défectueux font foison dans les quartiers de la capitale économique du Cameroun. Au quartier Logbaba, c’est une dizaine de poteaux électriques rongés par les termites qui jonchent le chemin. L’image est quasi identique dans des quartiers résidentiels comme Akwa et Bonanjo.
Ici, les poteaux électriques de haut en bas sont parsemés de trous. Au lieu dit nouvelle route Bessengue, les poteaux électriques sont presque divisés en deux. « Nous avons juste constaté il quelques temps comment le poteau s’affaissait », explique un riverain de la nouvelle route Bessengue. Sur ce poteau électrique défectueux, des fils électriques serpentent. Quelques uns ont été déjà découpés.

Ces poteaux électriques installés par Aes-Sonel, la société de distribution d’énergie électrique, créent une peur grandissante chez la population. Un riverain du quartier Nyalla à Douala s’est plaint auprès des agents de Aes-Sonel pour que l’on remplace son poteau électrique qui est prêt à tomber. « Ils nous disent seulement « on va voir ». Sans suite », regrette t-il.

Pour construire ces poteaux électriques, Aes-Sonel utilise l’Eucalyptus comme le type de bois. Selon un expert en bois à la délégation régionale de la faune et de la forêt pour le Littoral, les poteaux électriques de la société Aes-Sonel tombe en décrépitude car ils datent de plus de vingt cinq ans. « Avec l’abondance des pluies, les insectes et les termites s’attaquent au bois. Sous le poids de l’âge les poteaux commencent à tomber », explique t-il.
Plusieurs poteaux électriques affaissés causent parfois des morts. Un habitant du quartier Ndogpassi III révèle qu’il y a environ trois mois, une dame avait été tuée par un poteau électrique. Dans d’autres quartiers, ce sont des maisons qui ont été consumées à la suite d’un incendie provoqué par un poteau électrique défectueux : « Parfois ont voit des étincelles qui jaillissent du poteau électrique. Un jour, on va seulement entendre qu’il y a incendie ici », confesse une employée d’une entreprise d’assurance au carrefour idéal.

Rencontré à la direction générale d’Aes-Sonel à Douala, Alexandre Siéwe, responsable commercial, a affirmé que la société est au courant de cette situation. Celui-ci a confié que la société a mis sur pied un numéro d’urgence pour régler ce type de problème : « [i Il faut que les clients apprennent à alerter les agents en cas de problèmes. Nous faisons les campagnes pour cela] », a-t-il déclaré. Cependant, l’appel à ce numéro d’urgence n’est pas gratuit. La société explique que c’est une manière de limiter les dérangements.
 

3 mars, 2010 à 17:51 | Commentaires (0) | Permalien


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