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Cameroun : La construction de l’immeuble effondré à Nkolndongo n’aurait pas respecté les prescriptions légales

Par Evelyne Ngouankeu/Bonaberi 

 

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Dans un communiqué rendu public hier 4 mars 2010, Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, fait une mise au point en rapport avec l’immeuble qui s’est écroulé au quartier Nkolndongo à Yaoundé, dans la nuit du 26 février dernier. « En 2008, les équipes de contrôle du permis de bâtir ont apposé la croix de Saint André sur l’immeuble aujourd’hui effondré et dont le promoteur est Me Tang Emmanuel, pour défaut de permis de bâtir. A la suite de quoi, Me Tang Emmanuel est venu déposer un dossier de demande de permis de bâtir en régularisation. Le 16 avril 2009, le permis a été accordé à l’intéressé à condition que l’immeuble soit de R+4 et que la toiture ait deux pans tel que l’avait présenté l’architecte. Sur le terrain, on s’est retrouvé avec un bâtiment de R+5, avec une partie de la toiture en terrasse », explique Tsimi Evouna dans le communiqué.

Pour ce qui est du suivi des travaux de construction, le communiqué ajoute qu’« au plan réglementaire, la surveillance du chantier doit être assurée par l’architecte auteur des études architecturales ». On se rappelle que dans la nuit du 26 février 2010, un immeuble de cinq niveaux en voie de finition s’est écroulé au lieu dit « commissariat Nkolndongo » à Yaoundé. Vers 5h, le lendemain matin, les populations ont extirpé les premiers corps sous les décombres. Vers 9h , les sapeurs pompiers sont arrivés à leur tour pour poursuivre les recherches. Le 27 février, quatre morts ont été trouvés et conduits à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé. Il s’agit de « Tonton » Fende, Judith Akamba et Marie Noëlle Betebe. Ces trois victimes étaient toutes membres de la famille de Cyprien Enyégué, l’un des responsables du chantier de construction. Elles habitaient la maison voisine sur laquelle l’immeuble s’est effondré. Le quatrième corps est celui du gardien de l’immeuble. Trois blessés ont également été retrouvé à savoir Felix Tche, Victoire Onana Ngwe et Ambomo.

Pour ce qui est de la non-conformité entre les instructions mentionnées sur le permis de bâtir et la réalité de terrain, Dany Yoho alias Dany Scorpio, le chef du chantier de construction explique, dans une interview accordée au quotidien Le Jour, que « le permis de construire parle d’un bâtiment à sous-sol, rez-de-chaussée plus quatre étages. Or le sous-sol n’a pas été utilisé, le rez-de-chaussée n’avait pas sa charge en mur, il n’y avait que les poutres et nous avions effectivement quatre étapes de structure ». Parlant des normes de construction de l’immeuble, il ajoute « le matériau utilisé sur le chantier répondait aux normes. Nous utilisions du fer importé. Le ciment était celui produit au Cameroun. Les poteaux qui soutenaient l’immeuble avaient un diamètre de 33 X 2 (64). Mon avis sur ce qui s’est passé est que cet immeuble a souffert d’une rupture brusque dans sa structure. Le choc que l’immeuble a reçu correspond à la manière dont il est tombé. Qu’un immeuble s’asseye sur lui-même en quelques secondes après un craquement ou une explosion, selon certains témoins, ne peut qu’être un acte de sabotage. La manière dont cet immeuble s’est effondré se produit quand il y a dynamitage ».

L’enquête se poursuit au niveau du commissariat de Nkolndongo.

6 mars, 2010 à 13:38


Un commentaire pour “Cameroun : La construction de l’immeuble effondré à Nkolndongo n’aurait pas respecté les prescriptions légales”


  1. Dany scorpio écrit:

    le journalisme des titres,c’est bien
    le journalisme d’investigations,c’est encore mieux
    surtout dèslors qu’on peut connaitre l’alias Dany Yoho,il serait plus plus professionnel d’approcher les sources.
    Merci!


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