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Un Français interpellé pour 55 fausses paternités

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Par Afriqueconscience

D’après une information relayée par http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/2010-09/interpelle-apres-55-fausses-declarations-de-paternite-6061664.html LCI, un homme âgé de 54 ans a été interpellé à Paris pour plus de 50 fausses paternités.

Ce Français d’origine sénégalaise a reconnu lors de sa garde à vue avoir monnayé sa « paternité » sur plusieurs dizaines d’enfants africains, avec comme contrepartie pour lui 150 à 200 euros par reconnaissance, et pour les mères, la nationalité pour l’enfant et un titre de séjour à la clé.

Alertés fin Décembre dernier sur cinq reconnaissances suspectes, les enquêteurs ont perquisitionné le domicile de l’individu et trouvé des documents attestant de la domiciliation de plus de cinquante personnes à la même adresse. Il a confessé contacter les mères sur la voie publique, dans les discothèques ou directement en Afrique.
Plus de quarante mères ont pour l’instant été identifiées : âgées de 25 à 50 ans et essentiellement originaires du Cameroun ; 17 ont été entendues, et ont à la quasi unanimité nié avoir versé de l’argent, affirmant que le prévenu était bien le père biologique de l’enfant. Poursuivies pour « obtention indue de documents administratifs et complicité de déclaration frauduleuse de paternité », certaines des femmes ont avoué toucher plus de 7000 euros mensuels d’allocations et aides diverses : on parle d’un préjudice annuel d’un million d’euros du côté de la police.

Le « père » des enfants est pour sa part poursuivi pour « déclaration frauduleuse de paternité, aide au séjour et complicité d’obtention indue de documents administratifs ».
 

Le président gabonais Ali Bongo rend hommage à son père et appelle à l’unité du pays

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Par AFP le 06/09/2010 – AFP Dans un discours télévisé à la nation le 8 juin 2010 à l’occasion du premier anniversaire de la mort de son père Omar. Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a mis en garde contre les divisions dans le pays et a demandé à l’opposition de travailler « à l’unité nationale ». Pour l’anniversaire de la mort d’Omar Bongo de nombreuses manifestations ont eu lieu le 8 juin au Gabon. Bien que la journée n’ait pas été décrétée fériée, une minute de silence a notamment été programmée sur tout le territoire. La journée a commencé par des actions tristes : dépôt d’une gerbe de fleurs à Franceville, où repose Omar Bongo, minute de silence dans tout le pays à 13h50, l’heure à laquelle le doyen des chefs d’Etat africains a tiré sa révérence. A vingt heures, Ali Bongo Ondimba s’est adressé à la nation : « Mes chers compatriotes, vous comme moi, savions qu’en Afrique on ne juge pas les morts. On les pleure, que dis-je, on les célèbre ». En début de soirée, la famille présidentielle a sorti les grands moyens pour un spectacle inoubliable et un film portrait de Bongo a clos la soirée. Le film a rappelé bien des souvenirs comme en témoigne des spectatrices : « C’est magnifique. On a revu le passé de notre président !» , «j’ai pleuré. Mes larmes ont coulé en voyant le chef de l’Etat comme cela ». Le président Omar Bongo est décédé le 8 juin 2009 après 41 ans au pouvoir.

Cameroun : La construction de l’immeuble effondré à Nkolndongo n’aurait pas respecté les prescriptions légales

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Par Evelyne Ngouankeu/Bonaberi 

 

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Dans un communiqué rendu public hier 4 mars 2010, Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, fait une mise au point en rapport avec l’immeuble qui s’est écroulé au quartier Nkolndongo à Yaoundé, dans la nuit du 26 février dernier. « En 2008, les équipes de contrôle du permis de bâtir ont apposé la croix de Saint André sur l’immeuble aujourd’hui effondré et dont le promoteur est Me Tang Emmanuel, pour défaut de permis de bâtir. A la suite de quoi, Me Tang Emmanuel est venu déposer un dossier de demande de permis de bâtir en régularisation. Le 16 avril 2009, le permis a été accordé à l’intéressé à condition que l’immeuble soit de R+4 et que la toiture ait deux pans tel que l’avait présenté l’architecte. Sur le terrain, on s’est retrouvé avec un bâtiment de R+5, avec une partie de la toiture en terrasse », explique Tsimi Evouna dans le communiqué.

Pour ce qui est du suivi des travaux de construction, le communiqué ajoute qu’« au plan réglementaire, la surveillance du chantier doit être assurée par l’architecte auteur des études architecturales ». On se rappelle que dans la nuit du 26 février 2010, un immeuble de cinq niveaux en voie de finition s’est écroulé au lieu dit « commissariat Nkolndongo » à Yaoundé. Vers 5h, le lendemain matin, les populations ont extirpé les premiers corps sous les décombres. Vers 9h , les sapeurs pompiers sont arrivés à leur tour pour poursuivre les recherches. Le 27 février, quatre morts ont été trouvés et conduits à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé. Il s’agit de « Tonton » Fende, Judith Akamba et Marie Noëlle Betebe. Ces trois victimes étaient toutes membres de la famille de Cyprien Enyégué, l’un des responsables du chantier de construction. Elles habitaient la maison voisine sur laquelle l’immeuble s’est effondré. Le quatrième corps est celui du gardien de l’immeuble. Trois blessés ont également été retrouvé à savoir Felix Tche, Victoire Onana Ngwe et Ambomo.

Pour ce qui est de la non-conformité entre les instructions mentionnées sur le permis de bâtir et la réalité de terrain, Dany Yoho alias Dany Scorpio, le chef du chantier de construction explique, dans une interview accordée au quotidien Le Jour, que « le permis de construire parle d’un bâtiment à sous-sol, rez-de-chaussée plus quatre étages. Or le sous-sol n’a pas été utilisé, le rez-de-chaussée n’avait pas sa charge en mur, il n’y avait que les poutres et nous avions effectivement quatre étapes de structure ». Parlant des normes de construction de l’immeuble, il ajoute « le matériau utilisé sur le chantier répondait aux normes. Nous utilisions du fer importé. Le ciment était celui produit au Cameroun. Les poteaux qui soutenaient l’immeuble avaient un diamètre de 33 X 2 (64). Mon avis sur ce qui s’est passé est que cet immeuble a souffert d’une rupture brusque dans sa structure. Le choc que l’immeuble a reçu correspond à la manière dont il est tombé. Qu’un immeuble s’asseye sur lui-même en quelques secondes après un craquement ou une explosion, selon certains témoins, ne peut qu’être un acte de sabotage. La manière dont cet immeuble s’est effondré se produit quand il y a dynamitage ».

L’enquête se poursuit au niveau du commissariat de Nkolndongo.

Cameroun – Douala : ces poteaux électriques qui font peur

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Plusieurs poteaux défectueux côtoient d’un peu trop près des habitations avec les risques d’accident et d’incendie que ça engendre

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La jeune Agnès revient de loin. Elle a été violemment percutée par un poteau électrique au quartier New-Bell à Douala le week-end dernier. Couchée sur un lit d’hôpital elle raconte : « Je ne m’entendais même pas. J’ai juste entendu le cri d’une amie, ensuite j’ai vu comment le poteau tombait ; en prenant la fuite, le poteau m’est tombé dessus ».

Aujourd’hui, la jeune fille souffre d’une fracture du genou. Cet accident, les habitants du quartier New-Bell l’avaient prédit. Depuis plusieurs mois, une violente tornade avait fragilisé le poteau électrique responsable de l’accident d’Agnès.

Les poteaux électriques défectueux font foison dans les quartiers de la capitale économique du Cameroun. Au quartier Logbaba, c’est une dizaine de poteaux électriques rongés par les termites qui jonchent le chemin. L’image est quasi identique dans des quartiers résidentiels comme Akwa et Bonanjo.
Ici, les poteaux électriques de haut en bas sont parsemés de trous. Au lieu dit nouvelle route Bessengue, les poteaux électriques sont presque divisés en deux. « Nous avons juste constaté il quelques temps comment le poteau s’affaissait », explique un riverain de la nouvelle route Bessengue. Sur ce poteau électrique défectueux, des fils électriques serpentent. Quelques uns ont été déjà découpés.

Ces poteaux électriques installés par Aes-Sonel, la société de distribution d’énergie électrique, créent une peur grandissante chez la population. Un riverain du quartier Nyalla à Douala s’est plaint auprès des agents de Aes-Sonel pour que l’on remplace son poteau électrique qui est prêt à tomber. « Ils nous disent seulement « on va voir ». Sans suite », regrette t-il.

Pour construire ces poteaux électriques, Aes-Sonel utilise l’Eucalyptus comme le type de bois. Selon un expert en bois à la délégation régionale de la faune et de la forêt pour le Littoral, les poteaux électriques de la société Aes-Sonel tombe en décrépitude car ils datent de plus de vingt cinq ans. « Avec l’abondance des pluies, les insectes et les termites s’attaquent au bois. Sous le poids de l’âge les poteaux commencent à tomber », explique t-il.
Plusieurs poteaux électriques affaissés causent parfois des morts. Un habitant du quartier Ndogpassi III révèle qu’il y a environ trois mois, une dame avait été tuée par un poteau électrique. Dans d’autres quartiers, ce sont des maisons qui ont été consumées à la suite d’un incendie provoqué par un poteau électrique défectueux : « Parfois ont voit des étincelles qui jaillissent du poteau électrique. Un jour, on va seulement entendre qu’il y a incendie ici », confesse une employée d’une entreprise d’assurance au carrefour idéal.

Rencontré à la direction générale d’Aes-Sonel à Douala, Alexandre Siéwe, responsable commercial, a affirmé que la société est au courant de cette situation. Celui-ci a confié que la société a mis sur pied un numéro d’urgence pour régler ce type de problème : « [i Il faut que les clients apprennent à alerter les agents en cas de problèmes. Nous faisons les campagnes pour cela] », a-t-il déclaré. Cependant, l’appel à ce numéro d’urgence n’est pas gratuit. La société explique que c’est une manière de limiter les dérangements.
 

Une pluie torrentielle fait des ravages à Yaoundé

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YAOUNDE – 23 FEV. 2010
© Félicité BAHANE N | Cameroon Tribune

Plusieurs installations détruites dans le centre ville, dont les locaux de la délégation régionale de l’Education de base.

 

Dire que cette folle pluie n’a duré qu’un quart d’heure ! Mais la grêle est tombée et le vent a soufflé si fort que Yaoundé tout entière a tremblé. D’un bout à l’autre de la ville, c’est la même désolation, avec des toits arrachés, des arbres déracinés dont certains sont tombés sur des maisons ou des voitures. Les chaussées sont couvertes de branches d’arbres et de diverses autres ordures. Le long des routes, des barrières en planches sont complètement dévastées et des enfants de la rue s’en donnent à cœur joie, arrachant bois et ferrailles sur leurs passages. Visiblement, le centre ville de Yaoundé a subi le plus de dégâts. L’une des antennes au-dessus du bâtiment de la Poste centrale est cassée et se retrouve pliée en deux. L’entrée principale de l’édifice est inondée. De l’autre côté de la chaussée, l’ « Immeuble de la mort » est à moitié déshabillé. Les bâches qui le recouvraient ont été arrachées par le vent et se retrouvent carrément de l’autre côté de la barrière. Une dizaine d’hommes s’efforcent de les plier dans un coin. Ça et là, des kiosques, des panneaux et banderoles publicitaires sont déchiquetés et traînent au sol. Comble, pratiquement tous les feux tricolores sont inclinés ou carrément renversés. Du coup, l’embouteillage se fait monstre. Et dans la foulée, des véhicules s’accrochent, ce qui allonge le bouchon. Les policiers présents au rond point de la Poste centrale ont du fil à retordre.

A quelques mètres de la Poste centrale, en face du palais de Justice, la délégation régionale de l’Education de base présente un triste visage. Des branches d’arbres et des tôles traînent partout sur le sol. Le toit de l’un des bâtiments s’est envolé et a terminé sa course sur trois véhicules. Nombre de bureaux se retrouvent ainsi inondés, dont celui des examens. La situation est tellement préoccupante que le ministre de l’Education de base, Hadjidja Youssouf Alim est alertée. Dans la cour arrière de la délégation, l’école du Centre administratif a elle aussi connu des dégâts. Quelques salles de classe se retrouvent sans toit. Après un tour complet du propriétaire, les nouvelles sont assez rassurantes : «Tous les dossiers des examens et certaines bases de données ont pu être sécurisés à temps. Mais les dégâts sont importants et une équipe va être dépêchée sur le terrain pour évaluer les pertes et proposer des mesures à prendre», annonce le Minedub. Dans les conversations, on apprend que le studio de Radio centre a aussi connu des dommages.