La transition démocratique au Cameroun de 1990 à 2004

La transition démocratique au Cameroun de 1990 à 2004  

Par Francine BITEE  

Résumé

Un examen de la situation politique au Cameroun à partir des dernières élections présidentielles au Cameroun. L’auteure retrace les différentes étapes des premiers pas camerounais vers la démocratie.

Quatrième de couverture

La transition démocratique au Cameroun de 1990 à 2004

La paix des dictatures africaines a été ébranlée au début des années 1990 par le mouvement de vents d’Est qui a entraîné une montée de contestation populaire au sein de la plupart des Etats de l’Afrique centrale. Les populations, pour se faire entendre, usent de toutes formes traditionnelles ou inédites du rejet populaire de l’autorité politique : grèves, actes de vandalismes, villes mortes.

Au Cameroun cette transition démocratique a été assez violente et difficile du fait de l’existence d’un régime monolithique basé sur le patriarcat, le clientélisme, la corruption et l’impunité. 1990 sonne comme le début d’une politique d’ouverture et de changement pour les citoyens camerounais.

Dans cette atmosphère de profondes mutations, où les revendications sont exacerbées, où l’opposition divisée tente bien que mal de s’organiser, où l’unité nationale est menacée, comment le président Biya et son énième équipe gouvernementale ont-ils géré la transition démocratique ?

Cet ouvrage ambitionne de rendre compte de la situation politique au Cameroun de 1990 à 2004, date des dernières élections présidentielles au Cameroun et de montrer les différentes étapes des premiers pas camerounais vers la démocratie.

8 janvier, 2004 à 8:23 | Commentaires (0) | Permalien


L’association pour la defense des droits des Etudiants du Cameroun

 Par Alain Metomo

L’Association pour la défense  des droits des étudiants(ADDEC) est né le 31 mars 2004 à l’amphi 501 de l’Université de Yaoundé I à la suite d’une réunion convoquée par les leaders étudiants à savoir Penda Penda Jules de l’Université de Yaoundé,Jean Claude Mapout de l’ESSIG de Douala,Tsafack Alain de l’ESTIC de Yaoundé et Ngouafor Ngu John de l’Université de Buéa à l’effet d’examiner un problème ponctuel, en l’occurrence les conditions de paiement des droits universitaires imposées par les autorités universitaires.

A l’issue de l’examen du problème, les huit cents étudiants réunis dans cet amphi estimeront que le problème des droits universitaires est intimement lié à l’abandon de ce secteur par les autorités gouvernementales. Ils trouveront également que le secteur était d’autant plus délaissé que la liste éloquente de revendications socio-académiques – globalement assimilées à l’absence de tout – allaient en s’aggravant avec le déficit d’un leadership estudiantin autonome, légitime et par conséquent crédible.

Ils décideront donc souverainement de mettre sur pied un comité de quarante-quatre étudiants qui iront choisir le mode et le type d’organisation sous lequel les problèmes des universités camerounaises en général et ceux des étudiants singulièrement devaient être examinés et portés à l’attention des autorités universitaires et gouvernementales.

C’est ainsi que le Groupe des 44 élaborera ; toute la nuit un mémorandum de revendications socio-académiques (construction des toilettes, équipement des laboratoires et des bibliothèques, paiement des droits universitaires en deux tranches, réfection des restaurants universitaires, etc. et un acte de création d’une association estudiantine autonome vis-à-vis de toute force autre que celle estudiantine dont le nom sera: Association pour la Défense des Droits des Etudiants du Cameroun en abrégé ADDEC.

Conformément la loi n°90/053 du 19 décembre 1990 régissant les libertés associatives au Cameroun, le procès verbal de la convention élective et les textes fondateurs du mouvement seront enregistrés et reconnus à la préfecture du Mfoundi le 5 août 2004 sous le numéro 2438.

L’Association a déjà eu trois exécutif depuis sa création et a mené des activité diverses allant dans la grève de la faim, aux campagnes de sit-ins et de mobilisation en passant par la formation des étudiants et des enquêtes de terrain à l’effet de mieux examiner et poser les problèmes de nos universités tout en y apportant aussi des solutions toutes les fois que cela s’avère possible.

L’ADDEC est représentée dans presque tous les campus de la République et fonctionne avec des associations d’étudiants dans les universités où elle n’a pas de représentants.

4 janvier, 2004 à 17:17 | Commentaires (0) | Permalien


Forum de Hambourg 2003: La diaspora progressiste camerounaise crée LE CONSEIL NATIONAL POUR LA RESISTANCE,un mouvement politique anti-impérialiste et internationaliste

Pour commémorer le 45e anniversaire de l’assassinat de Ruben Um Nyobè, des jeunes progressistes camerounais venus des quatre coins du monde entier, ont organisé en Allemagne et plus précisément à Hambourg, Principale ville portuaire au Nord du pays avec la collaboration de l’Eglise Evangélique (ESG) et SOS struggles of Students les 15, 16 et 17 août dernier un forum international sur la Démocratie au Cameroun.

En trois jours d’intenses réflexions, le maillon patriotique de la
diaspora de l’intelligentsia camerounaise en particulier et africaine
générale est sortie de son mutisme pour se prononcer ouvertement sur
les causes de la décadence de notre société pour en formuler des
propositions qui seront mises en pratique au sortir de l’ultime
rencontre de decembre 2003 qui se tiendra à Bruxelles.

Le thème général du Forum, axé sur les 12 années de pluralisme
politique au Cameroun, a fait un état des lieux de la situation socio-
politico-economique avant de plancher sur les perspectives selon les
différents sujets abordés.

L’événement a connu la participation des camerounais venus de toute
l’Allemagne (Berlin, Frankfurt, Munich, Cologne), la France, la
Hollande, le Rwanda, mais également des Africains du Bénin, du Togo,
du Burkina Faso de la Cote d’ivoire, du Mali et de la République
Démocratique du Congo, venus soutenir et partager l’expérience de la
jeunesse camerounaise dans la lutte pour la Démocratie et la
liberté . Cette rencontre a rassemblé une kyrielle de jeunes leaders
progressistes ,dont certains ont été des acteurs de premier plan du
Parlement Estudiantin, pendant les « années de braise ».

Joint au téléphone la veille , la délégation camerounaise des USA
conduite par Tagnidoung Raymond, Activiste politique, n’a pas pu se
déplacer à cause d’une panne d’électricité qui a plongé plusieurs
villes nord américaines dans l’obscurité en paralysant
considérablement, le trafic aérien. Il en est de même pour la
délégation de la Belgique, bloquée entre la frontière de l’Allemagne
et de la Belgique pour des raisons diverses. Le Pr Kapet de Bana,
exilé politique camerounais de 1ière génération et président de la
LCDH (Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme) basée à Paris, a lui
aussi été empêché car se trouvant à Madagascar pour une conférence de
l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme.

La cérémonie s’est ouverte ,devant une cinquantaine de participants,
le vendredi 15 août à 18 heures, par une minute de silence en la
mémoire de tous les martyrs de la liberté et de la démocratie. Le
porte-parole du comité d’organisation, Tene Sop Guillaume, ex-
coordonnateur National du Parlement estudiantin du Cameroun a ensuite
fait une allocution de bienvenue ponctuée par le souci et la
détermination de la nouvelle génération des leaders politiques d’en
découdre avec «une classe politique camerounaise égoïste, fantoche,
apatride et anti-populaire au service de l’impérialisme français en
particulier. ».

La Conférence d’ouverture animée par le Dr Leumi, Cadre politique,
upéciste bon teint, ayant pour sous thème : « 45 ans après
l’assassinat de Um Nyobe et le début du génocide des nationalistes
camerounais, par la France, et ses suppôts locaux ; Comment
réhabiliter le projet Rubéniste pour construire une nation
véritablement unie, indépendante, démocratique, sociale et forte. ? »
a connu un succès indicible. Le conférencier a tout d’abord dit sa
satisfaction devant la pertinence dans l’articulation des sujets de
débat avant de lancer en guise de compliment aux organisateurs, «
j’ai rarement participé à des rencontres politiques dans notre
diaspora avec des thèmes aussi engagés et je suis ému par
l’engouement que continue de susciter la problématique Rubéniste chez
les jeunes en exil ».

Le Dr Leumi a d’entré de jeu appelé la continuation des idéaux de UM
Moumie, Ouandié pour « l’indépendance authentique » du Cameroun .En
dehors de cela, dit-il , aucun changement au Cameroun n’est possible
car les nouveaux dirigeants serviraient non pas les camerounais, mais
les intérêts étrangers ». D’où « la nécessité pour les jeunes
générations de progressistes de poursuivre le projet Rubéniste
jusqu’à la libération du Cameroun. Nous à L’Union des Populations du
Cameroun (des fidèles .NDLR) avons fait le pari de continuer la lutte
et c’est la raison pour laquelle depuis près d’un demi siècle , l’UPC
aura un candidat à une élection présidentielle au Cameroun ». Notre
interlocuteur reconnais néanmoins que la tache n’est pas aisée car «
de gros intérêts sont en jeux » et il faut par conséquent être « bien
organisés, déterminés , courageux et éviter les discours
victimologistes » .

La journée du samedi 16 Août 2003, très chargée, s’ouvre avec un
autre sous-thème alléchant intitulé « Cameroun : Une transition
démocratique manquée : Retour aux «années de braise » et tentative de
décryptage des raisons de L’échec de la transition démocratique au
Cameroun »

Le compatriote Senfo Tonkam, Secrétaire Général de « SOS Struggles of
Students » et ex- président de la Coordination Nationale des
Etudiants Camerounais (Parlement des Etudiants Camerounais) en 120
mn tentera d’expliquer à l’assistance que « ce sont les carences et
insuffisances de la classe politique et de la société civile
notamment leur esprit eurocentriste réformiste , contre
révolutionnaire, tribaliste et anti-panafricain plutôt qu’une
quelconque « impréparation des masses » qui ont causé l’échec du
mouvement démocratique non seulement au Cameroun mais également en
Afrique ». En guise de perspectives, l’ex bouillant leader étudiant de
Ngoa-ékellé, qui revendique son appartenance au courant
Afrocentrique, martèle que « la lutte pour la démocratie au Cameroun
et en Afrique est indissociable de la lutte pour la Révolution et la
réhabilitation du peuple noir, elles mêmes liées au combat pour le
paiement des réparations à notre peuple et à sa diaspora ».

L’un des moments les plus forts de cette rencontre entre jeunes
progressistes camerounais, aura sans doute été le sous thème :« Faut-
il désespérer d’une alternance politique par les Urnes au Cameroun ?
Rétrospective de toutes les élections organisées au Cameroun depuis
1992 et perspectives pour 2004 : conditions institutionnelles et
politiques pour des élections libres et démocratiques ». Christopher
Fomunyoh, Ph.D, Senior Advicer for Africa au NDI n’ayant pas pu faire
le déplacement « pour des raisons de calendrier », Mr Hugo Moudiki,
Spécialiste en Droits de l’Homme et Coordonnateur du projet « Mémoire
du Génocide Rwandais à Kigali (Rwanda) , a tenu en haleine pendant
plus d’une heure, un public qui avait du mal à contenir ses émotions.
Mr Moudiki a dans une démarche pédagogique très cohérente, expliqué
comment toutes les consultations politiques organisées au Cameroun
depuis 1992 ne répondent pas à l’orthodoxie en matière électorale.

Abordant la question très actuelle de la « candidature de
l’opposition », le conférencier s’est dit très amusé de constater
qu’une « certaine classe politique sécrétée par l’ordre neo-colonial
actuel, refuse de tirer les enseignements de toutes les élections
passées ». Hugo Moudiki a terminé sa présentation par la formule
plutôt énigmatique : « Certains parlent de commission électorale
indépendante . Mais c’est oublier que les sources de ce régime
s’abreuvent de la criminalité et le terrorisme politiques et qu’il
est prêt à tout pour se maintenir. Je ne suis pas certain que même
avec une commission électorale dite indépendante, le pouvoir neo-
colonial consente à accepter la vérité inéluctable d’un vote-sanction
des masses populaires » .

Le sous thème : « Les revendications identitaires et des
particularismes régionalistes au Cameroun : Le mirage de «l’Unité
Nationale » a-t-il vécu ? », a permis aux participants de condamner «
l’opportunisme des « Mémorandistes de tout acabit » qui s’appuyant
sur des « problèmes, au demeurant vrais, auxquels les masses
populaires sont confrontées tentent de se redonner une virginité
politique par un raccourci nombriliste extrêmement dangereux pour
l’unité de notre peuple, déjà largement érodée par les politiques
tribalistes de Etat néo-colonial UNC-RDPC ».

La longue journée de ce samedi 16 août s’achèvera par panel sur: «
Quelles responsabilités pour la Jeunesse progressiste du Cameroun,
face à la confiscation des libertés démocratiques et sociales par la
dictature neo-coloniale au pouvoir ». Ici, pendant que Mbappe
Roland, le président des étudiants camerounais de Hambourg(ACH) voit
les responsabilités dans une « bonne formation pour éviter les
manipulations », Mr Tene Sop, de son coté appelle la jeunesse
progressiste de l’intérieur comme de l’extérieur à un sursaut
patriotique pour renverser le régime neo-colonial et détruire le
système institutionnel et répressif en place depuis 45 ans ».

La journée du dimanche 17 août 2003 s’ouvre par les travaux en
Commission, Plénières et se clôture par des débats d’analyses et de
prospectives.

Que retenir de cette rencontre de Hambourg ?

De cette rencontre historique de Hambourg les jeunes progressistes
camerounais ont décidé de la création du CNR/MUN (Conseil National
pour la Résistance / Mouvement UmNyobiste) qui est un mouvement
politique anti- impérialiste et internationaliste dont la philosophie
se situe dans le prolongement du Nationalisme Africain.

Ce mouvement se donne pour objectifs majeurs de détruire l’Etat et le
système neo-coloniaux au Cameroun dont la faillite a généré la
dictature, la corruption, l’affairisme, la misère et la désolation
dans notre pays et de soutenir les luttes des peuples opprimés qui
luttent pour la liberté et la démocratie en Afrique et dans le monde.

Pour bien signifier que son action politique se situe dans le
prolongement historique de la lutte de Libération avortée, une
résolution a été adoptée, demandant la Création d’une Commission
d’enquêtes sur le génocide des Nationalistes Camerounais de 1955 à
1971 et l’ouverture des archives du Ministère français de la Défense
sur les massacres des nationalistes camerounais.

Au sujet de l’élection présidentielle de 2004 au Cameroun, le Forum a
considéré le débat sur la candidature unique comme « débat
opportuniste » et appelle à cet effet à la mobilisation des forces
progressistes authentiques autour de la lutte pour doter le Cameroun
d’institutions démocratiques notamment la révision de la
constitution «génocidaire » du 18 janvier 1996 qui consacre
la «catégorisation » des citoyens en autochtones et allogènes ;sans
oublier le vote de nos compatriotes de la diaspora.

Le Forum de Hambourg prévient aussi que l’élection présidentielle de
2004 au Cameroun est une consultation « confligène » à cause de la
volonté du régime anti-populaire à se maintenir au pouvoir coûte que
coûte et de la détermination des masses populaires à ne plus se
laisser diriger par des intrus et des usurpateurs. Les jeunes
progressistes camerounais lancent aussitôt un appel à la communauté
dite internationale afin qu’elle prenne la mesure réelle du risque de
guerre civile dans laquelle le pourvoir illégitime de Paul Biya veut
plonger le Cameroun ,plutôt que de tenter des médiations échevelées
lorsqu’il sera trop tard.

Le Comité de Pilotage du CNR/MUN a dores et déjà programmé la
prochaine rencontre entre jeunes progressistes camerounais à
Bruxelles le 9 décembre 2003, suivi d’une manifestation publique de
protestation sur les violations des libertés démocratiques et
civiques au Cameroun, le 10 décembre, journée internationale des
Droits Humains. Des manifestants seront attendus de France, de
Belgique d’Allemagne, de Suisse, des Etats Unis, de l’Afrique…Ce
sera selon les propos de TENE SOP Guillaume, «le lancement d’une
campagne d’information sur le visage de la dictature au Cameroun ».
En attendant la rencontre de Bruxelles des 9 et 10 décembre prochain,
le constat qui s’impose est que les camerounais de l’extérieur
rivalisent d’initiatives politiques en cette veille d’année
électorale.

Hugues Bertin SEUMO
Attaché de Presses Agence ADDHD/Belgique

En trois jours d’intenses réflexions, le maillon patriotique de la
diaspora de l’intelligentsia camerounaise en particulier et africaine
générale est sortie de son mutisme pour se prononcer ouvertement sur
les causes de la décadence de notre société pour en formuler des
propositions qui seront mises en pratique au sortir de l’ultime
rencontre de decembre 2003 qui se tiendra à Bruxelles.

Le thème général du Forum, axé sur les 12 années de pluralisme
politique au Cameroun, a fait un état des lieux de la situation socio-
politico-economique avant de plancher sur les perspectives selon les
différents sujets abordés.

L’événement a connu la participation des camerounais venus de toute
l’Allemagne (Berlin, Frankfurt, Munich, Cologne), la France, la
Hollande, le Rwanda, mais également des Africains du Bénin, du Togo,
du Burkina Faso de la Cote d’ivoire, du Mali et de la République
Démocratique du Congo, venus soutenir et partager l’expérience de la
jeunesse camerounaise dans la lutte pour la Démocratie et la
liberté . Cette rencontre a rassemblé une kyrielle de jeunes leaders
progressistes ,dont certains ont été des acteurs de premier plan du
Parlement Estudiantin, pendant les « années de braise ».

Joint au téléphone la veille , la délégation camerounaise des USA
conduite par Tagnidoung Raymond, Activiste politique, n’a pas pu se
déplacer à cause d’une panne d’électricité qui a plongé plusieurs
villes nord américaines dans l’obscurité en paralysant
considérablement, le trafic aérien. Il en est de même pour la
délégation de la Belgique, bloquée entre la frontière de l’Allemagne
et de la Belgique pour des raisons diverses. Le Pr Kapet de Bana,
exilé politique camerounais de 1ière génération et président de la
LCDH (Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme) basée à Paris, a lui
aussi été empêché car se trouvant à Madagascar pour une conférence de
l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme.

La cérémonie s’est ouverte ,devant une cinquantaine de participants,
le vendredi 15 août à 18 heures, par une minute de silence en la
mémoire de tous les martyrs de la liberté et de la démocratie. Le
porte-parole du comité d’organisation, Tene Sop Guillaume, ex-
coordonnateur National du Parlement estudiantin du Cameroun a ensuite
fait une allocution de bienvenue ponctuée par le souci et la
détermination de la nouvelle génération des leaders politiques d’en
découdre avec «une classe politique camerounaise égoïste, fantoche,
apatride et anti-populaire au service de l’impérialisme français en
particulier. ».

La Conférence d’ouverture animée par le Dr Leumi, Cadre politique,
upéciste bon teint, ayant pour sous thème : « 45 ans après
l’assassinat de Um Nyobe et le début du génocide des nationalistes
camerounais, par la France, et ses suppôts locaux ; Comment
réhabiliter le projet Rubéniste pour construire une nation
véritablement unie, indépendante, démocratique, sociale et forte. ? »
a connu un succès indicible. Le conférencier a tout d’abord dit sa
satisfaction devant la pertinence dans l’articulation des sujets de
débat avant de lancer en guise de compliment aux organisateurs, «
j’ai rarement participé à des rencontres politiques dans notre
diaspora avec des thèmes aussi engagés et je suis ému par
l’engouement que continue de susciter la problématique Rubéniste chez
les jeunes en exil ».

Le Dr Leumi a d’entré de jeu appelé la continuation des idéaux de UM
Moumie, Ouandié pour « l’indépendance authentique » du Cameroun .En
dehors de cela, dit-il , aucun changement au Cameroun n’est possible
car les nouveaux dirigeants serviraient non pas les camerounais, mais
les intérêts étrangers ». D’où « la nécessité pour les jeunes
générations de progressistes de poursuivre le projet Rubéniste
jusqu’à la libération du Cameroun. Nous à L’Union des Populations du
Cameroun (des fidèles .NDLR) avons fait le pari de continuer la lutte
et c’est la raison pour laquelle depuis près d’un demi siècle , l’UPC
aura un candidat à une élection présidentielle au Cameroun ». Notre
interlocuteur reconnais néanmoins que la tache n’est pas aisée car «
de gros intérêts sont en jeux » et il faut par conséquent être « bien
organisés, déterminés , courageux et éviter les discours
victimologistes » .

La journée du samedi 16 Août 2003, très chargée, s’ouvre avec un
autre sous-thème alléchant intitulé « Cameroun : Une transition
démocratique manquée : Retour aux «années de braise » et tentative de
décryptage des raisons de L’échec de la transition démocratique au
Cameroun »

Le compatriote Senfo Tonkam, Secrétaire Général de « SOS Struggles of
Students » et ex- président de la Coordination Nationale des
Etudiants Camerounais (Parlement des Etudiants Camerounais) en 120
mn tentera d’expliquer à l’assistance que « ce sont les carences et
insuffisances de la classe politique et de la société civile
notamment leur esprit eurocentriste réformiste , contre
révolutionnaire, tribaliste et anti-panafricain plutôt qu’une
quelconque « impréparation des masses » qui ont causé l’échec du
mouvement démocratique non seulement au Cameroun mais également en
Afrique ». En guise de perspectives, l’ex bouillant leader étudiant de
Ngoa-ékellé, qui revendique son appartenance au courant
Afrocentrique, martèle que « la lutte pour la démocratie au Cameroun
et en Afrique est indissociable de la lutte pour la Révolution et la
réhabilitation du peuple noir, elles mêmes liées au combat pour le
paiement des réparations à notre peuple et à sa diaspora ».

L’un des moments les plus forts de cette rencontre entre jeunes
progressistes camerounais, aura sans doute été le sous thème :« Faut-
il désespérer d’une alternance politique par les Urnes au Cameroun ?
Rétrospective de toutes les élections organisées au Cameroun depuis
1992 et perspectives pour 2004 : conditions institutionnelles et
politiques pour des élections libres et démocratiques ». Christopher
Fomunyoh, Ph.D, Senior Advicer for Africa au NDI n’ayant pas pu faire
le déplacement « pour des raisons de calendrier », Mr Hugo Moudiki,
Spécialiste en Droits de l’Homme et Coordonnateur du projet « Mémoire
du Génocide Rwandais à Kigali (Rwanda) , a tenu en haleine pendant
plus d’une heure, un public qui avait du mal à contenir ses émotions.
Mr Moudiki a dans une démarche pédagogique très cohérente, expliqué
comment toutes les consultations politiques organisées au Cameroun
depuis 1992 ne répondent pas à l’orthodoxie en matière électorale.

Abordant la question très actuelle de la « candidature de
l’opposition », le conférencier s’est dit très amusé de constater
qu’une « certaine classe politique sécrétée par l’ordre neo-colonial
actuel, refuse de tirer les enseignements de toutes les élections
passées ». Hugo Moudiki a terminé sa présentation par la formule
plutôt énigmatique : « Certains parlent de commission électorale
indépendante . Mais c’est oublier que les sources de ce régime
s’abreuvent de la criminalité et le terrorisme politiques et qu’il
est prêt à tout pour se maintenir. Je ne suis pas certain que même
avec une commission électorale dite indépendante, le pouvoir neo-
colonial consente à accepter la vérité inéluctable d’un vote-sanction
des masses populaires » .

Le sous thème : « Les revendications identitaires et des
particularismes régionalistes au Cameroun : Le mirage de «l’Unité
Nationale » a-t-il vécu ? », a permis aux participants de condamner «
l’opportunisme des « Mémorandistes de tout acabit » qui s’appuyant
sur des « problèmes, au demeurant vrais, auxquels les masses
populaires sont confrontées tentent de se redonner une virginité
politique par un raccourci nombriliste extrêmement dangereux pour
l’unité de notre peuple, déjà largement érodée par les politiques
tribalistes de Etat néo-colonial UNC-RDPC ».

La longue journée de ce samedi 16 août s’achèvera par panel sur: «
Quelles responsabilités pour la Jeunesse progressiste du Cameroun,
face à la confiscation des libertés démocratiques et sociales par la
dictature neo-coloniale au pouvoir ». Ici, pendant que Mbappe
Roland, le président des étudiants camerounais de Hambourg(ACH) voit
les responsabilités dans une « bonne formation pour éviter les
manipulations », Mr Tene Sop, de son coté appelle la jeunesse
progressiste de l’intérieur comme de l’extérieur à un sursaut
patriotique pour renverser le régime neo-colonial et détruire le
système institutionnel et répressif en place depuis 45 ans ».

La journée du dimanche 17 août 2003 s’ouvre par les travaux en
Commission, Plénières et se clôture par des débats d’analyses et de
prospectives.

Que retenir de cette rencontre de Hambourg ?

De cette rencontre historique de Hambourg les jeunes progressistes
camerounais ont décidé de la création du CNR/MUN (Conseil National
pour la Résistance / Mouvement UmNyobiste) qui est un mouvement
politique anti- impérialiste et internationaliste dont la philosophie
se situe dans le prolongement du Nationalisme Africain.

Ce mouvement se donne pour objectifs majeurs de détruire l’Etat et le
système neo-coloniaux au Cameroun dont la faillite a généré la
dictature, la corruption, l’affairisme, la misère et la désolation
dans notre pays et de soutenir les luttes des peuples opprimés qui
luttent pour la liberté et la démocratie en Afrique et dans le monde.

Pour bien signifier que son action politique se situe dans le
prolongement historique de la lutte de Libération avortée, une
résolution a été adoptée, demandant la Création d’une Commission
d’enquêtes sur le génocide des Nationalistes Camerounais de 1955 à
1971 et l’ouverture des archives du Ministère français de la Défense
sur les massacres des nationalistes camerounais.

Au sujet de l’élection présidentielle de 2004 au Cameroun, le Forum a
considéré le débat sur la candidature unique comme « débat
opportuniste » et appelle à cet effet à la mobilisation des forces
progressistes authentiques autour de la lutte pour doter le Cameroun
d’institutions démocratiques notamment la révision de la
constitution «génocidaire » du 18 janvier 1996 qui consacre
la «catégorisation » des citoyens en autochtones et allogènes ;sans
oublier le vote de nos compatriotes de la diaspora.

Le Forum de Hambourg prévient aussi que l’élection présidentielle de
2004 au Cameroun est une consultation « confligène » à cause de la
volonté du régime anti-populaire à se maintenir au pouvoir coûte que
coûte et de la détermination des masses populaires à ne plus se
laisser diriger par des intrus et des usurpateurs. Les jeunes
progressistes camerounais lancent aussitôt un appel à la communauté
dite internationale afin qu’elle prenne la mesure réelle du risque de
guerre civile dans laquelle le pourvoir illégitime de Paul Biya veut
plonger le Cameroun ,plutôt que de tenter des médiations échevelées
lorsqu’il sera trop tard.

Le Comité de Pilotage du CNR/MUN a dores et déjà programmé la
prochaine rencontre entre jeunes progressistes camerounais à
Bruxelles le 9 décembre 2003, suivi d’une manifestation publique de
protestation sur les violations des libertés démocratiques et
civiques au Cameroun, le 10 décembre, journée internationale des
Droits Humains. Des manifestants seront attendus de France, de
Belgique d’Allemagne, de Suisse, des Etats Unis, de l’Afrique…Ce
sera selon les propos de TENE SOP Guillaume, «le lancement d’une
campagne d’information sur le visage de la dictature au Cameroun ».
En attendant la rencontre de Bruxelles des 9 et 10 décembre prochain,
le constat qui s’impose est que les camerounais de l’extérieur
rivalisent d’initiatives politiques en cette veille d’année
électorale.

Hugues Bertin SEUMO
Attaché de Presses Agence ADDHD/Belgique

En trois jours d’intenses réflexions, le maillon patriotique de la
diaspora de l’intelligentsia camerounaise en particulier et africaine
générale est sortie de son mutisme pour se prononcer ouvertement sur
les causes de la décadence de notre société pour en formuler des
propositions qui seront mises en pratique au sortir de l’ultime
rencontre de decembre 2003 qui se tiendra à Bruxelles.

Le thème général du Forum, axé sur les 12 années de pluralisme
politique au Cameroun, a fait un état des lieux de la situation socio-
politico-economique avant de plancher sur les perspectives selon les
différents sujets abordés.

L’événement a connu la participation des camerounais venus de toute
l’Allemagne (Berlin, Frankfurt, Munich, Cologne), la France, la
Hollande, le Rwanda, mais également des Africains du Bénin, du Togo,
du Burkina Faso de la Cote d’ivoire, du Mali et de la République
Démocratique du Congo, venus soutenir et partager l’expérience de la
jeunesse camerounaise dans la lutte pour la Démocratie et la
liberté . Cette rencontre a rassemblé une kyrielle de jeunes leaders
progressistes ,dont certains ont été des acteurs de premier plan du
Parlement Estudiantin, pendant les « années de braise ».

Joint au téléphone la veille , la délégation camerounaise des USA
conduite par Tagnidoung Raymond, Activiste politique, n’a pas pu se
déplacer à cause d’une panne d’électricité qui a plongé plusieurs
villes nord américaines dans l’obscurité en paralysant
considérablement, le trafic aérien. Il en est de même pour la
délégation de la Belgique, bloquée entre la frontière de l’Allemagne
et de la Belgique pour des raisons diverses. Le Pr Kapet de Bana,
exilé politique camerounais de 1ière génération et président de la
LCDH (Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme) basée à Paris, a lui
aussi été empêché car se trouvant à Madagascar pour une conférence de
l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme.

La cérémonie s’est ouverte ,devant une cinquantaine de participants,
le vendredi 15 août à 18 heures, par une minute de silence en la
mémoire de tous les martyrs de la liberté et de la démocratie. Le
porte-parole du comité d’organisation, Tene Sop Guillaume, ex-
coordonnateur National du Parlement estudiantin du Cameroun a ensuite
fait une allocution de bienvenue ponctuée par le souci et la
détermination de la nouvelle génération des leaders politiques d’en
découdre avec «une classe politique camerounaise égoïste, fantoche,
apatride et anti-populaire au service de l’impérialisme français en
particulier. ».

La Conférence d’ouverture animée par le Dr Leumi, Cadre politique,
upéciste bon teint, ayant pour sous thème : « 45 ans après
l’assassinat de Um Nyobe et le début du génocide des nationalistes
camerounais, par la France, et ses suppôts locaux ; Comment
réhabiliter le projet Rubéniste pour construire une nation
véritablement unie, indépendante, démocratique, sociale et forte. ? »
a connu un succès indicible. Le conférencier a tout d’abord dit sa
satisfaction devant la pertinence dans l’articulation des sujets de
débat avant de lancer en guise de compliment aux organisateurs, «
j’ai rarement participé à des rencontres politiques dans notre
diaspora avec des thèmes aussi engagés et je suis ému par
l’engouement que continue de susciter la problématique Rubéniste chez
les jeunes en exil ».

Le Dr Leumi a d’entré de jeu appelé la continuation des idéaux de UM
Moumie, Ouandié pour « l’indépendance authentique » du Cameroun .En
dehors de cela, dit-il , aucun changement au Cameroun n’est possible
car les nouveaux dirigeants serviraient non pas les camerounais, mais
les intérêts étrangers ». D’où « la nécessité pour les jeunes
générations de progressistes de poursuivre le projet Rubéniste
jusqu’à la libération du Cameroun. Nous à L’Union des Populations du
Cameroun (des fidèles .NDLR) avons fait le pari de continuer la lutte
et c’est la raison pour laquelle depuis près d’un demi siècle , l’UPC
aura un candidat à une élection présidentielle au Cameroun ». Notre
interlocuteur reconnais néanmoins que la tache n’est pas aisée car «
de gros intérêts sont en jeux » et il faut par conséquent être « bien
organisés, déterminés , courageux et éviter les discours
victimologistes » .

La journée du samedi 16 Août 2003, très chargée, s’ouvre avec un
autre sous-thème alléchant intitulé « Cameroun : Une transition
démocratique manquée : Retour aux «années de braise » et tentative de
décryptage des raisons de L’échec de la transition démocratique au
Cameroun »

Le compatriote Senfo Tonkam, Secrétaire Général de « SOS Struggles of
Students » et ex- président de la Coordination Nationale des
Etudiants Camerounais (Parlement des Etudiants Camerounais) en 120
mn tentera d’expliquer à l’assistance que « ce sont les carences et
insuffisances de la classe politique et de la société civile
notamment leur esprit eurocentriste réformiste , contre
révolutionnaire, tribaliste et anti-panafricain plutôt qu’une
quelconque « impréparation des masses » qui ont causé l’échec du
mouvement démocratique non seulement au Cameroun mais également en
Afrique ». En guise de perspectives, l’ex bouillant leader étudiant de
Ngoa-ékellé, qui revendique son appartenance au courant
Afrocentrique, martèle que « la lutte pour la démocratie au Cameroun
et en Afrique est indissociable de la lutte pour la Révolution et la
réhabilitation du peuple noir, elles mêmes liées au combat pour le
paiement des réparations à notre peuple et à sa diaspora ».

L’un des moments les plus forts de cette rencontre entre jeunes
progressistes camerounais, aura sans doute été le sous thème :« Faut-
il désespérer d’une alternance politique par les Urnes au Cameroun ?
Rétrospective de toutes les élections organisées au Cameroun depuis
1992 et perspectives pour 2004 : conditions institutionnelles et
politiques pour des élections libres et démocratiques ». Christopher
Fomunyoh, Ph.D, Senior Advicer for Africa au NDI n’ayant pas pu faire
le déplacement « pour des raisons de calendrier », Mr Hugo Moudiki,
Spécialiste en Droits de l’Homme et Coordonnateur du projet « Mémoire
du Génocide Rwandais à Kigali (Rwanda) , a tenu en haleine pendant
plus d’une heure, un public qui avait du mal à contenir ses émotions.
Mr Moudiki a dans une démarche pédagogique très cohérente, expliqué
comment toutes les consultations politiques organisées au Cameroun
depuis 1992 ne répondent pas à l’orthodoxie en matière électorale.

Abordant la question très actuelle de la « candidature de
l’opposition », le conférencier s’est dit très amusé de constater
qu’une « certaine classe politique sécrétée par l’ordre neo-colonial
actuel, refuse de tirer les enseignements de toutes les élections
passées ». Hugo Moudiki a terminé sa présentation par la formule
plutôt énigmatique : « Certains parlent de commission électorale
indépendante . Mais c’est oublier que les sources de ce régime
s’abreuvent de la criminalité et le terrorisme politiques et qu’il
est prêt à tout pour se maintenir. Je ne suis pas certain que même
avec une commission électorale dite indépendante, le pouvoir neo-
colonial consente à accepter la vérité inéluctable d’un vote-sanction
des masses populaires » .

Le sous thème : « Les revendications identitaires et des
particularismes régionalistes au Cameroun : Le mirage de «l’Unité
Nationale » a-t-il vécu ? », a permis aux participants de condamner «
l’opportunisme des « Mémorandistes de tout acabit » qui s’appuyant
sur des « problèmes, au demeurant vrais, auxquels les masses
populaires sont confrontées tentent de se redonner une virginité
politique par un raccourci nombriliste extrêmement dangereux pour
l’unité de notre peuple, déjà largement érodée par les politiques
tribalistes de Etat néo-colonial UNC-RDPC ».

La longue journée de ce samedi 16 août s’achèvera par panel sur: «
Quelles responsabilités pour la Jeunesse progressiste du Cameroun,
face à la confiscation des libertés démocratiques et sociales par la
dictature neo-coloniale au pouvoir ». Ici, pendant que Mbappe
Roland, le président des étudiants camerounais de Hambourg(ACH) voit
les responsabilités dans une « bonne formation pour éviter les
manipulations », Mr Tene Sop, de son coté appelle la jeunesse
progressiste de l’intérieur comme de l’extérieur à un sursaut
patriotique pour renverser le régime neo-colonial et détruire le
système institutionnel et répressif en place depuis 45 ans ».

La journée du dimanche 17 août 2003 s’ouvre par les travaux en
Commission, Plénières et se clôture par des débats d’analyses et de
prospectives.

Que retenir de cette rencontre de Hambourg ?

De cette rencontre historique de Hambourg les jeunes progressistes
camerounais ont décidé de la création du CNR/MUN (Conseil National
pour la Résistance / Mouvement UmNyobiste) qui est un mouvement
politique anti- impérialiste et internationaliste dont la philosophie
se situe dans le prolongement du Nationalisme Africain.

Ce mouvement se donne pour objectifs majeurs de détruire l’Etat et le
système neo-coloniaux au Cameroun dont la faillite a généré la
dictature, la corruption, l’affairisme, la misère et la désolation
dans notre pays et de soutenir les luttes des peuples opprimés qui
luttent pour la liberté et la démocratie en Afrique et dans le monde.

Pour bien signifier que son action politique se situe dans le
prolongement historique de la lutte de Libération avortée, une
résolution a été adoptée, demandant la Création d’une Commission
d’enquêtes sur le génocide des Nationalistes Camerounais de 1955 à
1971 et l’ouverture des archives du Ministère français de la Défense
sur les massacres des nationalistes camerounais.

Au sujet de l’élection présidentielle de 2004 au Cameroun, le Forum a
considéré le débat sur la candidature unique comme « débat
opportuniste » et appelle à cet effet à la mobilisation des forces
progressistes authentiques autour de la lutte pour doter le Cameroun
d’institutions démocratiques notamment la révision de la
constitution «génocidaire » du 18 janvier 1996 qui consacre
la «catégorisation » des citoyens en autochtones et allogènes ;sans
oublier le vote de nos compatriotes de la diaspora.

Le Forum de Hambourg prévient aussi que l’élection présidentielle de
2004 au Cameroun est une consultation « confligène » à cause de la
volonté du régime anti-populaire à se maintenir au pouvoir coûte que
coûte et de la détermination des masses populaires à ne plus se
laisser diriger par des intrus et des usurpateurs. Les jeunes
progressistes camerounais lancent aussitôt un appel à la communauté
dite internationale afin qu’elle prenne la mesure réelle du risque de
guerre civile dans laquelle le pourvoir illégitime de Paul Biya veut
plonger le Cameroun ,plutôt que de tenter des médiations échevelées
lorsqu’il sera trop tard.

Le Comité de Pilotage du CNR/MUN a dores et déjà programmé la
prochaine rencontre entre jeunes progressistes camerounais à
Bruxelles le 9 décembre 2003, suivi d’une manifestation publique de
protestation sur les violations des libertés démocratiques et
civiques au Cameroun, le 10 décembre, journée internationale des
Droits Humains. Des manifestants seront attendus de France, de
Belgique d’Allemagne, de Suisse, des Etats Unis, de l’Afrique…Ce
sera selon les propos de TENE SOP Guillaume, «le lancement d’une
campagne d’information sur le visage de la dictature au Cameroun ».
En attendant la rencontre de Bruxelles des 9 et 10 décembre prochain,
le constat qui s’impose est que les camerounais de l’extérieur
rivalisent d’initiatives politiques en cette veille d’année
électorale.

Hugues Bertin SEUMO
Attaché de Presses Agence ADDHD/Belgique

1 septembre, 2003 à 19:25 | Commentaires (0) | Permalien


L’impasse politique au Togo

- [ 7/30/2003 ]
L'impasse politique au Togo dans politique boutiqueannonce2

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L’élection présidentielle du 1er juin 2003 n’a pas permis de mettre fin au régime Eyadema. L’opposition avait délibérément entretenu l’illusion qu’il suffisait à la population de se rendre massivement aux urnes, laissant croire qu’un vote massif des Togolais serait fatal à Eyadema et permettrait l’instauration de la démocratie dans notre pays.

En présentant chacun sa candidature à ces élections c’est-à-dire en participant en rangs dispersés, les leaders de ces partis savaient pourtant bien qu’ils ne donnaient aucune chance à l’opposition de battre Eyadema.

Le drame c’est que l’opposition n’a prévu aucune solution de rechange en cas de défaite. Jusqu’au bout on a laissé croire à une stratégie électorale et de sécurité pour calmer les inquiétudes de la population et promis qu’au dernier moment une candidature unique sera dégagée. Mais la réalité a été douloureuse et lamentable. Aujourd’hui, les jeux sont faits. Eyadema a réussi à se faire réélire, certes de façon controversée, mais il a sauvé son fauteuil comme toujours. Pour lui, c’est ce qui compte le plus.

Comme il l’a annoncé pendant la campagne électorale, il a appelé à la formation d’un gouvernement d’union.

Le comble c’est qu’il n’a rien fait pour inciter ses adversaires à accepter sa proposition. Il a parlé d’une main tendue que personne n’a vue.

Et naturellement, comme il fallait s’y attendre, tous les partis de l’opposition, du moins ceux qui ont participé à l’élection présidentielle, ont décliné l’offre.

Entre temps, l’Union Européenne a émis des réserves sur la crédibilité de l’élection et maintenu le statu quo. Que faire? Il ne reste plus au RPT qu’à former un gouvernement composé d’hommes nouveaux, des hommes qui ont de l’ambition pour le pays et qui ont besoin de faire leur preuve. Malheureusement ce gouvernement tarde à venir et les maux qui assaillent les Togolais, loin de se résorber, s’aggravent.

Que dire? Nombre d’observateurs se perdent en conjectures. On se pose des questions sans réponse sur le Gouvernement d’union. Au Togo, la règle veut qu’on abandonne la proie pour l’ombre. Le Gouvernement d’union est devenu le principal sujet d’actualité politique.

Nous avons écrit dans nos colonnes que le Gouvernement d’union n’est pas une panacée à la crise et que le Président Eyadema doit se faire une raison.

En démocratie, on ne fait un gouvernement d’union qu’avec des adversaires avec lesquels on partage les mêmes visions ou tout au moins avec lesquels on peut momentanément cheminé ensemble dans l’intérêt supérieur de la nation en faisant de part et d’autre des concessions.

L’impasse politique au Togo est une évidence que personne ne peut nier. Et cette situation voulue par la classe politique peut servir de ferment à toutes les aventures.

Il est donc urgent de prendre des initiatives afin de permettre une évolution maîtrisée de la situation politique.

Il est vain de croire que le pourrissement soit la porte de sortie idéale d’une crise qui n’a fait que trop durer.

A défaut du gouvernement d’union, le Président doit former un gouvernement de combat dont l’objectif sera de remettre le pays sur les rails sur le plan économique, social, culturel. Nous ne voulons préjuger de rien. Nous savons que tous les jours qui passent marquent un recul, nous poussent vers le bas et qu’il faut se presser d’agir.

En tout état de cause, un gouvernement d’union, dans les circonstances actuelles, ne peut être qu’un vœu pieux, un REVE.

Rodrigue

(Le Combat du Peuple N° 410 du 28/07 au 1/08)

30 juillet, 2003 à 10:12 | Commentaires (0) | Permalien


L’actualité de la santé en Afrique

La pertinence de la politique de santé du Cameroun encore saluéeCameroon-tribune – Cameroun – 06/06/2003
6 juin, 2003 à 10:41 | Commentaires (0) | Permalien


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